Depuis quelques années, les modes de déplacement alternatifs connaissent un essor spectaculaire. Les scooters, vélos et trottinettes électriques ont envahi les villes françaises. Rapides, pratiques et écologiques, ils séduisent des millions d’usagers chaque jour.
Mais derrière cette révolution de la mobilité se cache une réalité moins réjouissante : l’augmentation constante des accidents de la route impliquant des deux-roues légers.

Selon les chiffres de la Sécurité routière, les accidents impliquant des trottinettes électriques ont été multipliés par quatre en cinq ans. Les cyclistes et conducteurs de scooters restent également parmi les usagers les plus vulnérables sur la voie publique.
Et pourtant, lorsqu’un accident survient, nombre de victimes ignorent quels sont leurs droits et comment obtenir une indemnisation juste et complète.
Le cabinet Sanajuris, spécialisé en droit du dommage corporel et de la circulation, vous explique ici tout ce qu’il faut savoir pour protéger vos droits après un accident de scooter, de vélo ou de trottinette.
1. Le cadre légal : que dit la loi en cas d’accident ?
La loi Badinter, pilier de la protection des victimes
Le texte de référence en matière d’accidents de la circulation est la Loi Badinter du 5 juillet 1985.
Cette loi a pour objectif de faciliter l’indemnisation des victimes d’accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur (VTM).
Autrement dit : si vous êtes blessé par une voiture, une moto ou un scooter, vous êtes protégé par ce dispositif.
Mais attention : la qualification de « véhicule terrestre à moteur » ne concerne pas tous les engins de mobilité.
Différences selon le type de véhicule
- Scooter : c’est un véhicule motorisé, donc couvert par la loi Badinter.
- Trottinette électrique : si elle est motorisée et peut dépasser 6 km/h, elle est assimilée à un véhicule motorisé.
- Vélo mécanique (non électrique) : n’étant pas motorisé, il n’entre pas dans le champ de la loi Badinter. En revanche, le cycliste est protégé comme piéton ou usager vulnérable, notamment lorsqu’il est victime d’un véhicule motorisé.
En pratique, cela signifie que :
- Le cycliste ou le conducteur de trottinette blessé par une voiture bénéficie de la protection des victimes non conductrices.
- Le conducteur de scooter, en revanche, peut voir sa propre responsabilité partiellement engagée s’il a commis une faute.
2. Qui est considéré comme victime ?
Lors d’un accident, la loi distingue trois catégories principales de personnes :
- Les victimes non conductrices (piétons, passagers, cyclistes percutés par un véhicule) : elles sont presque toujours indemnisées intégralement, sauf en cas de faute inexcusable volontaire.
- Les conducteurs de véhicules motorisés (scooters, trottinettes électriques puissantes) : leur indemnisation dépend de leur degré de responsabilité.
- Les mineurs et personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, handicapées) : ils bénéficient d’une protection renforcée, même s’ils ont commis une faute.
Exemple concret :
Si un automobiliste renverse un cycliste, l’assurance du véhicule motorisé doit indemniser le cycliste, sauf faute volontaire exceptionnelle.
En revanche, si un conducteur de trottinette percute un piéton, il pourra être considéré comme responsable et devra indemniser la victime.
3. Vos droits en tant que victime d’un accident
Le principe de la réparation intégrale du préjudice
Toute victime d’un accident de la route a droit à la réparation intégrale de son préjudice.
Cela signifie que vous devez être replacé, autant que possible, dans la situation où vous vous trouviez avant l’accident — tant sur le plan matériel que corporel.
Les postes de préjudice indemnisables sont nombreux. Ils sont recensés dans la nomenclature Dintilhac, référence utilisée par les tribunaux et les compagnies d’assurance.
Les principaux préjudices indemnisables
1. Préjudices patrimoniaux temporaires :
- Frais médicaux et paramédicaux non remboursés
- Perte de revenus pendant la période d’incapacité
- Frais de transport pour soins
2. Préjudices patrimoniaux permanents :
- Pertes de revenus futurs
- Aménagement du logement ou du véhicule
- Assistance par tierce personne
3. Préjudices extrapatrimoniaux :
- Souffrances endurées (préjudice moral et physique)
- Préjudice esthétique
- Préjudice d’agrément (impossibilité de pratiquer un sport, une activité)
- Préjudice sexuel
- Préjudice d’établissement (projet de vie familiale compromis)
En cas de fuite du responsable : le FGAO peut intervenir
Si le conducteur responsable n’est pas identifié (délit de fuite) ou n’est pas assuré, vous pouvez saisir le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO).
Ce fonds public prend en charge l’indemnisation des victimes d’accidents causés par des véhicules non assurés ou inconnus.
Bon à savoir : Le délai pour saisir le FGAO est de 3 ans à compter de l’accident. Au-delà, votre demande risque d’être irrecevable.

4. L’importance cruciale de l’expertise médicale
L’expertise médicale est une étape clé dans la procédure d’indemnisation.
Elle permet d’évaluer objectivement les séquelles laissées par l’accident et de chiffrer les préjudices.
Deux types d’expertises existent :
- L’expertise amiable : organisée par la compagnie d’assurance.
- L’expertise judiciaire : ordonnée par un juge, souvent à la demande d’un avocat.
Attention : Lors de l’expertise amiable, le médecin mandaté est payé par l’assureur. Il peut donc minimiser l’importance de vos blessures.
C’est pourquoi il est vivement conseillé d’être accompagné d’un avocat et d’un médecin expert indépendant.
Le cabinet Sanajuris collabore régulièrement avec des experts médicaux spécialisés en dommage corporel, afin de garantir une évaluation juste et équitable de votre situation.
5. Les démarches à effectuer après un accident
Voici la liste des réflexes essentiels à adopter immédiatement après un accident de scooter, vélo ou trottinette :
1. Sécurisez les lieux et recueillez les preuves
- Prenez des photos de la scène, de vos blessures, du véhicule impliqué.
- Notez l’identité des témoins.
- Remplissez un constat amiable si possible.
2. Consultez un médecin rapidement
Un certificat médical initial (CMI) est indispensable. Il décrira vos blessures et servira de base à l’indemnisation.
3. Déclarez l’accident à votre assurance
Même si vous n’êtes pas responsable, informez votre assureur dans les 5 jours ouvrés.
4. Déposez plainte si nécessaire
En cas de délit de fuite, de blessure grave ou de refus de constat, déposez plainte au commissariat ou à la gendarmerie.
5. Contactez un avocat spécialisé
Dès les premières démarches, l’avocat vous aide à :
- Identifier les responsabilités,
- Préparer le dossier médical et administratif,
- Négocier avec les assureurs,
- Engager une procédure judiciaire si nécessaire.
6. Pourquoi faire appel à un avocat spécialisé ?
Les accidents de la circulation sont des dossiers complexes où se mêlent droit civil, pénal et assurance.
Un avocat généraliste ne dispose pas toujours de l’expertise nécessaire pour défendre efficacement une victime.

Le rôle concret de l’avocat spécialisé
- Analyse du dossier : Étude du constat, des rapports médicaux et des responsabilités.
- Évaluation du préjudice : En s’appuyant sur la nomenclature Dintilhac et les rapports d’expertise.
- Négociation avec les assureurs : Pour obtenir la meilleure indemnisation possible, souvent sans passer par le tribunal.
- Représentation judiciaire : Si aucune solution amiable n’est trouvée, l’avocat engage une procédure devant le tribunal judiciaire ou le tribunal administratif.
L’approche du cabinet Sanajuris
Le cabinet Sanajuris accompagne depuis de nombreuses années les victimes d’accidents de la route à chaque étape du processus :
- Conseils juridiques personnalisés,
- Soutien humain et psychologique,
- Défense rigoureuse et transparente,
- Collaboration avec des experts médicaux et financiers.
7. Les erreurs à éviter après un accident
- Ne pas consulter un médecin immédiatement : cela peut nuire à la preuve du dommage corporel.
- Accepter une offre d’indemnisation sans conseil juridique.
- Manquer les délais légaux de déclaration ou de recours.
- Penser que l’assurance défend vos intérêts : en réalité, elle cherche à limiter son indemnisation.
Un avocat spécialisé veille à ce qu’aucune de ces erreurs ne compromette vos droits.
Faites valoir vos droits, ne restez pas seul
Un accident de scooter, de vélo ou de trottinette peut bouleverser votre vie.
Entre les blessures, les démarches administratives et la pression des assurances, il est facile de se sentir démuni.
Pourtant, la loi protège les victimes et vous donne le droit à une réparation intégrale.
Encore faut-il connaître les démarches à suivre… et surtout être bien accompagné.
Le cabinet Sanajuris, fort de son expertise en droit du dommage corporel et de la circulation, vous aide à faire valoir vos droits et à obtenir l’indemnisation que vous méritez.
Chaque dossier est étudié avec rigueur, humanité et transparence.Vous avez été victime d’un accident de la route, de scooter, de vélo ou de trottinette ?
Contactez Sanajuris Avocats pour une première étude gratuite de votre situation.
Ensemble, faisons valoir vos droits.


